Depuis sa création en 1978, le Big Band Opus 78 a accueilli de nombreux invités de renommée internationale pour des productions uniques au Luxembourg. Ce concert illustre le second volet d’un projet, lancé en 2015, dans lequel le big band s’est engagé à promouvoir la scène nationale de jazz en mettant l’accent sur les artistes et compositeurs luxembourgeois. Si certains d’entre eux ont déjà acquis une renommée internationale, d’autres, bien établis sur la scène du Grand-Duché, ont commencé plus récemment à s’exporter par-delà ses frontières. Opus 78 vous invite à découvrir les compositions interprétées par ces virtuoses, disponibles sur les albums
Luxembourg Jazz Sessions, Volume 1 paru en 2016 et Volume 2 en 2023. Ces talents ont illuminé la scène jazz luxembourgeoise ces dernières années et leur palette stylistique s’étend de l’approche classique à la plus moderne, de la ballade au latin. Certains d’entre eux ont même réinterprété d’anciennes chansons luxembourgeoises, apportant ainsi une touche d’authenticité à ces Luxembourg Jazz Sessions.
Après leur album …an nach ee schéinen Dag (2022), les Horse Blinders sont prêts à servir un nouveau festin musical : Raufaser est le nouveau plat à la carte qu’ils vous concocteront avec amour pour cette soirée au CAPE. Envie d’une portion de blues savoureux, d’un rock’n’roll piquant, d’une ballade authentique ou même d’une touche de pop fraîche et légère ? Les Horse Blinders ont tout cela au menu, et bien plus encore ! Vous voulez danser pendant deux heures et vous amuser ? Rien de plus simple ! Goûter à des arrangements originaux et surprenants ? Et encore savourer des textes luxembourgeois avec une bonne dose d’esprit, d’humour et toute une série d’histoires vraies de la plume de Roland Meyer ? Vous êtes au bon endroit ! Les Horse Blinders ne servent jamais de plats fades, mais un vrai menu 3 étoiles, qui ne laisse aucune envie insatisfaite. Et pour tous les mélomanes insatiables : vous pourrez remporter le nouveau CD Raufaser dans votre doggy bag !
The Great Guitars, c’est une féerie musicale sur 18 cordes par trois virtuoses incontestés : Bireli Lagrène, Martin Taylor et Ulf Wakenius. L’origine du trio remonte aux années 1970, lorsque les légendes de la guitare jazz Charlie Byrd, Herb Ellis et Barney Kessel parcouraient le monde et enregistraient ensemble. La formation connut différents changements de personnel au fil des décennies (Mundell Lowe, Larry Coryell, Tal Farlow…) et Martin Taylor, considéré par Jazz Rough Guide et Allmusic comme l’un des meilleurs guitaristes au monde grâce à sa technique magistrale, a rejoint le trio dans les années 1980. Aujourd’hui, pour relancer la formation, il a invité deux des meilleurs guitaristes de notre temps : Bireli Lagrène, qui subjugue par son jeu prodigieux mais d’une grande sensibilité, et Ulf Wakenius qui brille par sa saisissante polyvalence. Ces trois géants ont collaboré au cours de leurs carrières avec des artistes aussi diversifiés et prestigieux que Stéphane Grappelli, Tommy Emmanuel, Donald Fagen, Wynton Marsalis, Bonnie Raitt et Bob Dylan. Ce trio de rêve sublime véritablement l’art de la guitare en un feu d’artifice musical mêlant fingerstyle, jazz et guitare manouche.
Pour découvrir Noël sous un angle différent, l’Irlande et l’Écosse sont des destinations idéales. Ces deux pays aux confins de l’Europe se distinguent par leur caractère unique, qui se manifeste aussi dans leurs traditions de Noël. Le groupe The Outside Track, composé de musiciennes irlandaises, écossaises et canadiennes, présente son programme The Essence of Irish & Scottish Christmas, à la fois divertissant et éducatif, et qui offre au public une immersion dans des coutumes de Noël inhabituelles mais fortes d’un riche contexte historique. Saviez-vous, par exemple, que le fameux baiser sous une branche de gui provient des druides celtiques, qui attribuaient au gui des vertus fertilisantes. Dans les pays celtiques, Noël n’est pas seulement une période de recueillement, mais aussi l’occasion de faire la fête et de danser joyeusement. Avec une énergie débordante, une virtuosité remarquable, des claquettes, des arrangements originaux et des voix exceptionnelles, The Outside Track nous plonge avec brio dans la magie de la saison hivernale.
Oktopus est une figure importante de la scène world nord-américaine, avec à son actif plus de 300 prestations au Canada et à l’international. Le groupe se consacre principalement à la musique klezmer et se distingue par une approche nouvelle incorporant plusieurs éléments des répertoires classique, québécois et jazz. Les compositions originales et arrangements finement ciselés y côtoient l’improvisation. De même que les musiciens d’antan intégraient à leur répertoire les musiques qu’ils rencontraient dans leurs voyages, Oktopus s’inspire des musiques qui ont parsemé le parcours de ses musiciens. Ainsi, plusieurs compositeurs classiques comme Bartók, Brahms, Prokofiev ou Enesco voient leurs mélodies réarrangées par l’octuor, qui se concentre particulièrement sur les œuvres dérivées de thèmes folkloriques. Les chansonniers québécois, comme Félix Leclerc et Gilles Vigneault, sont aussi sources d’inspiration et s’ajoutent au répertoire du groupe. Les huit musiciens virtuoses offrent un spectacle festif et endiablé, tout autant que mélancolique et profond, saupoudré d’humour et d’histoires. La complicité, la passion et le travail de l’ensemble contribuent à rendre mémorable chacune de ses prestations – qu’elles aient lieu sur scène, dans la rue, sur un bateau, dans une montgolfière ou dans votre salon. C’est… comment dire… spectentaculaire !
Menés par Francisco Fernandez, les américains de The Ferocious Few fusionnent un rock effréné, des paroles d’inspiration folk, une touche punk et une sensibilité rockabilly. Leur musique et leurs paroles sont sincères et authentiques et chaque performance un véritable spectacle. Depuis leur formation en 2005, ils ont conquis les grandes scènes californiennes et parcouru le monde avec des riffs de guitare enflammés et un jeu de batterie surpuissant. Ils ont partagé l’affiche avec des artistes tels que Cyndi Lauper, Lynyrd Skynyrd, Moby et Billy Idol dans divers festivals comme Coachella, SXSW, Burning Man, Noise Pop, et plus récemment au Reeperbahn Festival d’Hambourg. Basé aujourd’hui au Luxembourg, The Ferocious Few continue de prouver que la musique ouvrière avec un message honnête aura toujours sa place dans la classe moyenne. Leur style est souvent décrit comme un mélange entre Johnny Cash et Nirvana, distillant des décennies d’expériences humaines au travers d’un rock’n’roll authentique et énergique.
Avec son festival de piano, le CAPE met en lumière à chaque édition un grand compositeur de l’histoire de l’instrument. Pour ce nouveau rendez-vous, ce sera au tour du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937). Figurant parmi les principaux représentants de l’impressionnisme français, il est considéré, de par son style progressif et innovant, comme un précurseur des mouvements musicaux avant-gardistes ultérieurs. Ce style a été développé par cet élève de Gabriel Fauré tout au long de sa carrière de compositeur, qui a débuté avec des œuvres pour piano telles que le Menuet antique (1889). Sa passion pour l’impressionnisme ainsi que sa relation controversée avec Debussy ont été influentes dans son développement artistique, qui aboutira finalement à un style de composition et d’orchestration coloré et sonore, caractérisé non seulement par une clarté et une précision exceptionnelles, mais également par une sonorité distinctive. Son style révolutionnaire au piano s’est manifesté pour la première fois dans Jeux d’eau (1901) puis dans Miroirs (1904-1905), caractérisés par une harmonie encore plus novatrice, et a culminé en termes de complexité et de virtuosité pianistique dans le cycle Gaspard de la nuit (1908). Notre festival Ravel+, programmé en étroite collaboration avec le pianiste allemand Joseph Moog, permettra à chacun de (re)découvrir cette œuvre de référence, à l’occasion de quatre soirées de récitals de haut niveau.
Le Fauré Quartett s’est imposé comme l’un des plus brillants quatuors avec piano depuis sa fondation en 1995 à Karlsruhe, en Allemagne. Reconnu pour son profil unique et ses multiples facettes, l’ensemble explore de nouveaux champs sonores dans le domaine de la musique de chambre. Son répertoire, qui sort des sentiers battus, témoigne de son approche visionnaire et de son goût pour les découvertes et les expérimentations. Au CAPE, le quatuor présente un programme composé uniquement par des « femmes formidables ». Les obstacles auxquels ces compositrices ont dû faire face tout au long de leur vie se reflètent dans des propos et des citations qui ne nécessitent aucun commentaire supplémentaire. Par exemple, Camille Saint-Saëns s’exclama après avoir entendu la musique de Mel Bonis : « Je n’aurais jamais cru qu’une femme fut capable d’écrire cela. Elle connaît toutes les roueries du métier ». Abraham Mendelssohn, père de Fanny et Felix, écrivait à sa fille : « La musique deviendra peut-être une profession pour lui [Felix], tandis qu’elle ne pourra et ne devra toujours être pour toi qu’un ornement, jamais la basse fondamentale de ton être et de ton agir ». Heureusement, ces trois compositrices ne se sont pas laissé décourager par de tels propos : leurs quatuors pour piano prouvent que leur musique est bien plus qu’un simple « ornement » ou qu’une copie des œuvres de leurs contemporains masculins.
Le Trio Orelon incarne l’harmonie, la créativité et l’esprit d’exploration. Fondé en 2018 à Cologne, cet ensemble tire son appellation de l’espéranto, où Orelon évoque simplement l’oreille, symbolisant ainsi les multiples facettes de l’écoute dans la musique. La violoniste Judith Stapf, le violoncelliste Arnau Rovira i Bascompte et le pianiste Marco Sanna se sont rencontrés aux conservatoires de Cologne et de Berlin. La formation en trio avec piano leur offre la plus grande harmonie musicale et humaine possible : ensemble, ils portent un regard curieux et dynamique sur les œuvres écrites pour cette combinaison instrumentale, les enrichissant d’une énergie indomptable et d’un plaisir du détail dans l’expression. Dans sa recherche de répertoire, le trio a développé le projet Beethovens Töchter (Les Filles de Beethoven), explorant des œuvres peu jouées de compositrices et les mettant en relation avec leur prédécesseur Ludwig van Beethoven.
Ce concert de Kammerata Luxembourg met en avant et entrelace trois grandes œuvres de musique de chambre de Mozart et Reger, créant ainsi un dialogue musical entre ces deux compositeurs de renom. Bien que nous associions généralement Max Reger (1873-1916) à Johann Sebastian Bach, en raison notamment de son influence majeure dans le domaine de l’orgue, il existe également de nombreux points de convergence entre la musique de Reger et celle de W.A. Mozart. La Sérénade op. 141a en sol majeur de Reger, composée en 1915, et le Quintette à cordes en ut mineur KV 406 de Mozart, datant de 1787, sont étroitement liés. En effet, la première version
de l’œuvre de Mozart, créée cinq ans auparavant, était également une sérénade, mais pour instruments à vent. Le Quintette pour clarinette op. 146 de Reger, achevé peu avant sa mort prématurée en 1915, évoque quant à lui le Quintette en la majeur de Mozart datant de 1789, tant par sa formation que par sa structure. Dans cette œuvre tardive, Reger évite les tonalités pathétiques de ses compositions antérieures, adoptant une approche plus calme et introvertie ainsi qu’un son subtil et transparent.