Un concert pop sans aucun instrument ? Le groupe Quintense montrera comment cela est possible. Originaire d’Allemagne, il est considéré comme l’une des révélations les plus prometteuses de la scène pop a cappella. Dans ce genre musical, un ensemble vocal polyphonique se passe totalement d’accompagnement instrumental et utilise uniquement la voix non seulement pour chanter mais aussi pour imiter la batterie, la basse ou la guitare. Cette imitation vocale des instruments est particulièrement fascinante pour les enfants et les encourage à explorer leur propre voix. Le jeune ensemble de Leipzig propose des arrangements très créatifs de célèbres chansons pop de différentes époques, notamment de Coldplay, Bruno Mars, Daniel Caesar ou les Beatles, offrant ainsi à la fois aux grands-parents, parents et enfants de célébrer « leurs tubes »…
Place : CAPE – Centre des Arts Pluriels Ettelbruck
Manta
Inspiré par la grâce de la raie géante des océans, Manta est un dialogue entre musique, lumière et mouvement pour les tout-petits. Dans une sorte de danse poétique, trois musiciens invitent à une découverte sensorielle de la musique. Au son de compositions polyrythmiques et d’improvisations, le jeune public explore librement un décor rassurant, à la fois simple et merveilleux, fait de bois, de tissus et de vitraux colorés. De quoi stimuler les imaginations en plein développement ! Cette performance musicale mêle effets visuels, improvisation, exploration créative, mouvement, répétition, silence, sons et interaction. Et pour que la découverte et la stimulation des sens puissent s’effectuer sans barrière, la compagnie Klankennest a créé un environnement sûr et calme, une atmosphère intime et sécurisante invitant enfants et parents à se laisser gagner par l’émerveillement.
Minuit
En chacun de nous se joue une bataille entre les contrastes, où l’ombre s’oppose à la lumière. Comment trouver de la beauté dans nos parts d’ombre ? Comment accepter deux émotions opposées et la dualité de nos comportements, qui est présente depuis notre plus jeune âge ? Minuit est un spectacle musical hybride qui amène le dessin et la manipulation d’objets au concert. Dans cette histoire librement inspirée du Vicomte pourfendu d’Italo Calvino, deux musiciens et une illustratrice décloisonnent les genres pour explorer cette dualité qui fait notre richesse intérieure. En temps réel devant le public, ils convoquent un univers onirique qui se déploie tout en noir et blanc sur une musique influencée par le jazz et l’électro. Une traversée fantastique à la recherche de la beauté, y compris dans nos parts d’ombres.
The Last 5 Years
The Last Five Years raconte l’histoire de Cathy et Jamie, deux amoureux dans la vingtaine, au début de leur carrière. Le rêve de Cathy est de devenir une actrice à succès, tandis que Jamie se voit en auteur de best-sellers. Ils sont follement amoureux l’un de l’autre, mais leur volonté de réussir dans leurs professions respectives, ainsi qu’un mélange malsain d’orgueil, de désir et d’insécurité, mettent à l’épreuve leur relation. Le compositeur Jason Robert Brown a écrit cette histoire d’amour musicale en utilisant les deux extrémités opposées de la chronologie : Cathy commence à la fin et Jamie au début de la relation. La distribution de cette production se compose d’artistes travaillant dans des théâtres en Autriche, en Allemagne, en Suisse et au Luxembourg.
Gretchen 89FF.
Avec Gretchen 89ff., Lutz Hübner offre au public un regard profond, sans fard et hilarant sur le monde du théâtre avec une constellation aussi simple qu’ingénieuse : un comédien, un metteur en scène et un extrait mondialement connu de la littérature théâtrale, la célèbre « scène de la boîte » du Faust I de Goethe. Mais les clichés surgissent toujours là où il y a beaucoup de vérité et donc toutes les névroses, bizarreries et sensibilités. On retrouve ici Luc Feit et Steve Karier, tentant tour à tour de jouer la scène. Feit se glisse dans la peau de diverses actrices, Karier incarne différents types de metteurs en scène. Dans cette pièce largement acclamée, Hübner montre comment le théâtre fonctionne – ou ne fonctionne pas… en offrant un aperçu humoristique de la réalité de la vie d’acteur – un petit bijou de l’art théâtral, joué ici par deux maîtres en la matière
Don Pasquale
Avec l’opéra bouffe Don Pasquale de Gaetano Donizetti, plongez au coeur d’une comédie mêlant rebondissements, faux mariages et rires contagieux. Furieux de l’amour que son neveu Ernesto porte à Norina, une jeune femme sans fortune, le vieux et riche célibataire Don Pasquale décide de se marier pour le déshériter. Cependant, son confident Malatesta, prenant à coeur la cause des jeunes amants, lui tend un piège. Les scènes hilarantes et les déboires s’enchaînent, poussant Don Pasquale à regretter son mariage et à découvrir la vérité avec soulagement. Succès public considérable aujourd’hui comme hier, l’opéra de Donizetti fait partie des trois grands opéras bouffes de la période du bel canto. La compagnie Sequenda propose ici une production légère et souple, s’inspirant du style vaudeville. La mise en scène signée Caterina Panti Liberovici plonge au coeur de l’opéra bouffe et les personnages s’inspirent du style de la Commedia dell’arte. Accompagnée d’un petit orchestre et de magnifiques décors composés de tableaux de l’artiste suisse Raffaela Zenoni, cette production met en valeur de jeunes solistes, témoignant de la qualité et de la renommée de la compagnie Sequenda dans les milieux lyriques internationaux.
Schnéiwäiss Männer
Schnéiwäiss Männer est un dialogue extrait du livre Den Här Müller spréngt iwwert säi Schiet a land am Guinnessbuch (2020) de Guy Rewenig. Deux anciens camarades d’école qui ne se sont pas revus depuis cinquante ans se rencontrent par hasard sur un parking à Mamer. Ils discutent, se chamaillent, critiquent, s’étreignent, se lamentent sur leurs blessures ou délirent joyeusement. Leur voyage dans le passé et leurs propres souvenirs est à la fois étrange, ridicule et triste, plein d’ironie et de fantaisie. Le duo Rewenig/Conter est né de manière fortuite lors du passage de la tournée CNLiesrees à la BNL au printemps 2021. Après deux lectures à guichets fermés au Centre National de Littérature (CNL) à Mersch et au Théâtre National du Luxembourg, les schnéiwäiss Männer (les hommes blancs comme neige) proposent au CAPE leur troisième performance, où ils raillent, grommellent, philosophent et s’amusent pendant 70 minutes, sans prendre de pincettes.
Ce Que J’Appelle Oubli
Ce récit est basé sur des faits réels qui se sont produits à Lyon en 2009. Un homme entre dans un supermarché et, au rayon des boissons, ouvre une canette de bière et la boit. Quatre vigiles surgissent, l’encerclent puis l’emmènent dans la réserve. Là, au milieu des boîtes de conserves, ils vont le battre à coups de poings, il ne se relèvera pas. Un narrateur, qui pourrait être un proche de la victime, s’empare de cette histoire et va tenter par les mots de faire revivre l’homme disparu. Et c’est comme une grande consolation. Laurent Mauvignier extrait son personnage de l’oubli et de l’indifférence en lui donnant une voix. Il tend un miroir à notre société contemporaine et réussit à nous relier à notre humanité.
Compostelle sans bagages
Les deux aventuriers-réalisateurs Muammer Yilmaz et Milan Bihlmann, connus sous le nom de Optimistic Travelers nous offrent ici leur troisième film documentaire réalisé… avec un smartphone. Ils ont parcouru 800 km sur le célèbre chemin de Compostelle dans un esprit minimaliste : soucieux de l’environnement, ils ont fait le choix de voyager légers, sans bagages ni réservation, parfois sans argent et en produisant le moins de déchets possible. Leur voyage nous offre la nouveauté, l’inconnu, le changement, l’extraordinaire, et c’est comme si le temps s’allongeait : il se passe tant de choses inhabituelles que les journées en paraissent plus longues. Même si la marche à pied peut sembler identique jour après jour, le chemin emprunté offre ses surprises et ses merveilles, renouvelant chaque jour ses paysages et ses rencontres insolites. Un film humaniste et plein d’optimisme, qui vous donnera l’envie de marcher… librement !
Nordstadjugend: Reality Game
Celui qui détermine la vérité a le pouvoir ! Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux? Comment pouvons-nous, en tant que collectivité, parvenir à une entente sur une réalité commune lorsque nous voulons inclure tous les points de vue individuels ? Et quelle est ma liberté d’action si, comme jeune personne, les adultes me disent toujours ce qui est bien et ce qui est mal ? Un groupe de jeunes se lance dans le grand jeu qui s’appelle la vie, et chacun veut être aux commandes. Il reste à voir s’il s’agira d’une compétition ou d’un jeu d’équipe… Cette pièce est une création des jeunes comédiens du Nordstadjugend Theatergruppe.